
|
L'église conserve une Vierge de pitié du XVe siècle, en pierre polychrome. Elle est classée au titre objet mobilier par arrêté du 24 mars 1956. Nous notons les disproportions entre le bas du groupe, essentiellement les jambes de la Vierge: très hautes et larges, et le haut de la sculpture qui correspond au buste de Marie: plus étroit. Nous ne ferons que signaler la châsse émaillée conservée au musée départemental de la Sénatorerie de Guéret qui a fait l'objet de plusieurs études24. Par ailleurs, le tableau ayant pour thème la Décollation de saint Jean-Baptiste, signé V. Depagnat et daté de 1897, a aussi été classé au titre objet mobilier en 1979. La même année, le tabernacle en bois doré a également été classé. Quatre autres tableaux décorent les murs de l'édifice. Les archives ont livré quelques indications sur des commandes et des rénovations de mobilier. Il semblerait qu'en 1684 des stalles aient été commandées ou réparées25. Le 14 septembre 1701, un marché est passé entre Léonard Maselon, marchand et confrère du Rosaire et l'artiste aubussonnais Seiglière: "un tableau de cinq piet et demi de haut et quatre piet et demi de large dans lequel il y aura la ste vierge tenent lenfent iesus donnent le chapelle a s dominique et a ste quaterine de Sienne deux ange tenent une couronne sur la teste de la ste vierge lequel tableau ie promet avoir/ait dauiourduy en deux mois et demi et ce moyenent la somme de quarente deux livres..."26. En 1748, le procès-verbal de visite nous donne les informations suivantes: "pardevant le tableau dudit hotel de ladite Esglise il y a un himage de campaigne tandut reprasentant saint jean, et par dessus cest himages il y a un tableaud àcadre dorrée represantant une decente de croix mais qui est tropt petit pour remplacer le vieux tableaud..."27. En 1768, le curé de Banize reçoit une lettre qui nous apprend qu'un doreur travaille dans l'édifice, probablement au retable: "je suis bien édifié de votre zèle pour la decorasion de votre Eglise. Il faut presser votre doreur, et ne lui pas dire que j 'ay encore suspendu pour jusqu 'à la touts saints prochaine l'interdit dont votre église est menacée. Cependant je vous conseille de ne faire de fraix a cet homme, que dans la derniere extremité"28 . Enfin, en 1836 est dressé par l'entrepreneur de peintures à Aubusson Bregère, un devis des réparations qui sont à faire à l'église et qui porte essentiellement sur la menuiserie de l'autel, la serrurerie, le grattage de la vieille peinture, la peinture de l'autel et de la chaire, la dorure de l'autel du tabernacle, de deux saints, de huit petits saints29. |
Textes et photos provenant du site http://www.culture.fr |
|
Cette châsse sans âme de bois comprend une caisse composée de cinq plaques de cuivre champlevé émaillé et d'un couvercle fait d'une seule pièce du même métal.
Les bordures des plaques et les personnages sont en réserve sur fond d'émail bleu. Sur la face antérieure, un évêque célèbre la messe. Il est assisté à sa gauche d'un diacre vêtu d'une dalmatique fleurdelysée portant un livre et de deux acolytes habillés d'une dalmatique unie portant des flambeaux.
Sur les versants du couvercle, les côtés de la caisse et la face postérieure, un même motif est représenté : un ange en buste émergeant d'une nuée et tenant un livre, est inscrit dans une gloire circulaire. La même figure se retrouve sur les châsses et pyxides de Aixe-sur-Vienne, Brive-la-Gaillarde, Chambon-sur-Voueize, Lapleau, Saint-Vaury, Saint-Yrieix, Vars-sur-Roseix, du musée de l'Evêché de Limoges et du musée de Guére. Le décor du fond est fait d'entrelacs en forme de 8, avec des fleurons polychromés.
Par tradition, l'évêque a été identifié tantôt à saint Sulpice, en raison du vocable de l'église de Banize, tantôt à saint Clair dont cette châsse renfermait des reliques. Il convient néanmoins de remarquer que l'officiant ne porte pas le nimbe, attribut traditionnel des saints. Par ailleurs, le diacre vêtu de la dalmatique fleurdelysée pourrait être le saint limousin Léonard, seul personnage à porter cet attribut. La scène représentée ici pourrait alors illustrer l'ordination de Léonard au diaconat, par l'évêque Eusèbe d'Orléans. Si cette hypothèse s'avérait exacte, il s'agirait de la seule représentation connue de ce thème et de la première apparition de saint Léonard vêtu de cet habit dont on pensait jusqu'alors qu'il n'apparaissait qu'au XVe siècle.
![]() |
![]() |
![]() |
[Présentation du rapport] [Présentation de l'église] [Les décors] [Mobilier] [Bibliographie] [Conservation] [Interventions] [Evaluation des travaux] [Photographies] [Sondages et graphiques]